Un cadre structurel pour traiter les questions hautement controversées
Révision de la déclaration de l'Église des Frères de 2009
Arrière-plan
La conférence annuelle de 2002 a adopté la recommandation suivante du Comité d'étude des noms confessionnels :
À la lumière du processus et des conclusions exposés ci-dessus, et considérant le mandat confié par la Conférence annuelle au Comité d’étude sur le nom de la dénomination (« répondre aux questions relatives au nom de la dénomination en promouvant un dialogue à l’échelle de la dénomination et en rendant compte de ses progrès »), le Comité d’étude recommande à la Conférence annuelle de mettre à jour la déclaration de 1988, « Un cadre structurel pour traiter les questions fortement controversées », en tenant compte du changement de calendrier de la Conférence annuelle de 1999, des orientations données dans la déclaration de 1998 (« Le Nouveau Testament comme règle et pratique ») et des enseignements tirés du processus de dialogue initié par le Comité d’étude sur le nom de la dénomination. Une telle révision de la déclaration de 1988 pourrait fournir à la Conférence annuelle un outil concret face à des questions difficiles et potentiellement conflictuelles.
La Conférence annuelle de 2002 a ensuite confié la mise en œuvre de cette recommandation au Conseil de la Conférence annuelle, qui a à son tour nommé un comité de travail chargé de mettre à jour le document et de présenter une révision au Comité permanent comme point à l'ordre du jour.
Justification du choix de l'appellation « requêtes à réponse spéciale »
Au cours des trente dernières années, l'Église des Frères a abordé plusieurs questions controversées parmi ses membres : l'autorité des Écritures, la sexualité humaine, l'avortement, le financement de la guerre par l'impôt, l'accréditation des ministres du culte, le nom de la dénomination et les questions relatives au respect des déclarations de la Conférence annuelle par les congrégations. Durant cette période, nous avons compris l'importance d'aborder nos divergences sur ces sujets le plus tôt possible. Afin de préserver l'unité du corps, il est essentiel d'avoir un dialogue ouvert et honnête.
La manière dont la Conférence annuelle répond généralement aux questions contourne parfois le traitement des controverses. Certains membres de la confession découvrent un problème et une solution possible pour la première fois lorsque la déclaration paraît dans le livret de la Conférence ou lorsque la question est soumise à l'assemblée. Notre mode de réponse risque de susciter un sentiment de victoire ou de défaite, un rapport majoritaire ou minoritaire, ou encore une déclaration qui, en tentant de représenter tous les points de vue, compromet tellement les opinions qu'elle en devient inutile.
Il est donc nécessaire de disposer de procédures alternatives pour traiter les questions controversées, qui permettent un débat ouvert sur les divergences tout en offrant la possibilité de mettre en évidence les points de convergence. La procédure de réponse devrait encourager la discussion et le questionnement dès le début et éviter d'avoir à adopter précipitamment un document pour répondre aux questions soulevées, sous la pression temporelle habituelle des conférences.
La Conférence annuelle de 2007 a adopté un document intitulé « Gérer les affaires de l’Église », qui propose des pistes de réflexion pour traiter les questions administratives. Ce document constitue une ressource précieuse pour les responsables de la Conférence, leur permettant d’atteindre les objectifs de ce cadre de gestion des questions controversées.
La Conférence annuelle de 1998 a approuvé la déclaration « Le Nouveau Testament comme règle de foi et de pratique » et a réaffirmé la nécessité d'un dialogue authentique et sincère, fondé sur notre identité de peuple du Nouveau Testament. Car, de même que le Nouveau Testament nous appelle à fonder nos conversations, notre raisonnement moral et nos actions sur le Christ, il nous appelle aussi à persévérer dans une vie d'étude et de dialogue qui privilégie la compréhension collective et la perspicacité spirituelle à l'interprétation individuelle, ce qui conduit à une égale importance accordée à la foi et à la pratique. Cela nous conduit, en tant que communauté de foi, à un dialogue respectueux qui reconnaît l'existence de différences, mais nous oriente vers une aspiration plus élevée : celle de parvenir à des compréhensions et des pratiques partagées, reflétant notre unité en Jésus-Christ.
Lorsque des questions sont soumises au Comité permanent, il serait opportun que celui-ci réfléchisse à la manière dont les divergences au sein de la confession sont traitées. Le présent document propose au Comité permanent des procédures permettant de traiter les questions jugées controversées, afin de répondre aux préoccupations et de renforcer le sentiment d'appartenance à la communauté.
Cet article suggère qu'une requête susceptible de générer des positions conflictuelles en raison de sentiments profonds et de fortes divergences d'opinions soit appelée une requête à réponse spéciale.
Les demandes de réponse spéciale ne sont pas plus importantes que les autres ; elles requièrent simplement une approche différente. La réponse spéciale est un processus permettant d’explorer les divergences dans notre intérêt mutuel. Ce processus peut nécessiter davantage de temps et de ressources financières. Nous estimons que la procédure prendra au minimum deux ans après sa désignation par le Comité permanent comme demande de réponse spéciale. Les efforts et les dépenses seront justifiés pour les raisons suivantes :
1) L’Église des Frères est attachée à la réconciliation. Face à de profondes divergences, nous devons œuvrer à la compréhension mutuelle.
2.) Une discussion suffisante permet et encourage la compréhension mutuelle en ce qui concerne les opinions et les expériences diverses, limitant ainsi les conflits prolongés et potentiellement destructeurs.
3) Lorsque les fidèles se sentent membres de la communauté, ils continuent de soutenir la vie et l'œuvre de l'Église. Aborder les questions controversées avec rigueur et respect témoigne également d'une gestion responsable.
Lignes directrices et procédures pour le traitement des demandes de réponse spéciale
Conférence annuelle n° 1
Lorsqu'une question est soumise au Comité permanent, celui-ci détermine si elle suscite des prises de position conflictuelles en raison de profondes divergences d'opinions. Si tel est le cas, elle est qualifiée de question à réponse spéciale et la procédure applicable au Comité permanent est la suivante :
Justification : Cela permettra à la Conférence annuelle de l’identifier comme une requête qui sera traitée différemment d’une requête standard.
2) Le Comité permanent, avec l’aide de son Comité de nomination, constituera un comité de cinq personnes qui formera le Comité de ressources pour l’étude des questions. Ce comité élaborera des supports d’étude et un guide de discussion à l’intention des congrégations, des districts et des groupes confessionnels. Ces supports devront aborder les aspects bibliques et théologiques de la question et s’inspirer autant que possible du Cadre de dialogue présenté ci-après.
Le comité établira également une bibliographie des ressources disponibles pour approfondir la question. Ces ressources devront être mises à disposition au plus tard le 1er avril de l'année suivant la nomination du comité. Ce dernier devrait être composé de personnes représentant la diversité des points de vue des personnes les plus directement concernées par la question. Au moins un membre devrait posséder des compétences rédactionnelles particulières. Tous les membres devraient avoir une expérience au sein de diverses Églises, et le comité devrait comprendre des personnes représentant un large éventail de convictions théologiques et bibliques au sein de la dénomination.
Les délégués à la conférence annuelle seront invités à soumettre les noms et biographies des personnes à l'examen du comité de nomination.
3) Les membres du Comité permanent animeront des auditions lors de la Conférence suivant celle où la question aura été désignée comme réponse spéciale, et tiendront également des auditions au sein de leurs districts respectifs, dès la suite de la deuxième Conférence annuelle (voir ci-dessous). Chaque district déterminera le nombre et le lieu des auditions afin de permettre à chaque congrégation d'y participer. Les délégués du Comité permanent suivront une formation sur la conduite des auditions, organisée par les responsables de la Conférence, dans le cadre de leurs réunions préparatoires du Comité permanent.
4.) Le Comité permanent ne devrait traiter qu’une seule question à réponse spéciale par année.
5.) Le Comité permanent évaluera ce processus tous les cinq ans.
Deuxième conférence annuelle
1) Des audiences de la Conférence annuelle seront organisées pour les questions à réponse spéciale un an après l'acceptation du statut de « question à réponse spéciale » sur un sujet donné. Il est suggéré d'organiser deux audiences : une le premier soir de la Conférence et une le dernier soir. Les membres du Comité permanent seront chargés de la tenue de ces audiences. Ces audiences permettront un échange et un dialogue entre les délégués et les membres du Comité permanent et aideront ce dernier à recueillir des informations auprès des participants à la Conférence annuelle.
2.) Les questions relatives aux réponses spéciales seront inscrites à l'ordre du jour d'une séance ordinaire afin de permettre au Comité permanent de faire rapport sur tout développement important concernant le processus de traitement de la question.
Conférence annuelle Trois
Procédure de présentation des questions à réponse spéciale lors de la conférence.
Étape 1. Après une introduction au problème et un aperçu du processus, une présentation descriptive par le Comité permanent (environ 20 à 30 minutes) suivra.
L’animateur rappellera aux délégués qu’il s’agit d’une procédure spéciale. Il les orientera vers la page du livret de la conférence où elle est décrite et apportera des précisions au besoin. L’animateur demandera ensuite la présentation du rapport du Comité permanent. À ce stade, la présentation du Comité permanent ne comprendra pas de motions. Elle comprendra les conclusions du Comité permanent, compilées à partir des rapports des auditions et d’autres commentaires (assemblées, groupes, site Web, etc.).
La première étape permet de clarifier la procédure. Le Comité permanent rend compte des préoccupations soulevées lors des auditions et autres échanges. Les délégués ont ainsi accès non seulement au rapport, mais aussi à un aperçu de l'historique du processus.
Étape 2. Présentation des positions par le comité permanent (environ 20 minutes).
L'étape 2 vise à permettre au Comité permanent de présenter les points essentiels. Cette procédure a pour but d'illustrer à la fois une prise de parole ciblée et une écoute attentive. Dans ce processus, le comité représente non seulement ses propres intérêts, mais cherche également à synthétiser les points de vue de la confession.
Étape 3. Partage ouvert par les délégués (environ 40 minutes).
L’animateur ouvrira la séance aux questions et aux réflexions. Chaque personne disposera d’une minute maximum pour poser des questions ou partager ses réflexions. Les motions ne seront pas autorisées. Les réflexions seront présentées selon un format en deux temps : 10 minutes d’appréciation, 20 minutes pour exprimer ses préoccupations ou ses suggestions, puis 10 minutes d’appréciation
a.) Première phase — Appréciation (10 minutes)
Les réflexions devraient commencer par des phrases telles que :
« Ce que j’apprécie particulièrement dans cet article, c’est… »
« Les points forts de cet article sont… »
« Je veux m’assurer que cela reste dans le rapport… »
b.) Deuxième phase — Préoccupations ou changements (20 minutes)
Les réflexions devraient commencer par des phrases telles que :
« Une chose m’inquiète, c’est… »
« Ce qui n’est pas clair, c’est… »
« Ce que j’aimerais ajouter, c’est… »
« Ce qui manque ici, c'est… »
« Ce que j'aimerais voir supprimé, c'est… »
« Cela m’aiderait vraiment si des changements pouvaient être apportés à… »
« Je crois que ce serait encore mieux si… »
c.) Troisième phase — Appréciation (10 minutes)
Les réflexions devraient commencer par des phrases similaires à celles de la première phase.
L'étape 3 permet aux délégués de s'exprimer sur le sujet. L'objectif de ces réflexions est d'encourager les participants à envisager une solution autant que le problème lui-même. Cette étape est importante car il est essentiel que les délégués s'impliquent dans le dialogue et les échanges avant que les motions ne soient autorisées.
Étape 4. Dialogue ouvert (durée illimitée). La procédure est la suivante :
a) Le modérateur recevra la recommandation du Comité permanent visant à soumettre officiellement la question au vote.
b.) Après cette motion, la procédure normale de la Conférence annuelle (Règles de procédure de Robert) sera temporairement suspendue pour poursuivre ce processus.
c) Le modérateur entendra ensuite les personnes souhaitant proposer une action. Seules les déclarations d’intention d’agir seront entendues à ce stade. Le format de prise de parole sera le suivant :
« J’ai l’intention de déplacer ce qui suit… et mon but en le faisant est… »
d.) Le modérateur demandera ensuite aux délégués, par vote à main levée, d'indiquer s'ils souhaitent entendre et discuter de l'amendement ou de la motion proposée.
Si la majorité vote contre, l'amendement ou la motion n'est pas reçue.
Si la majorité vote oui, l'amendement ou la motion est reçu et les règles de procédure de Robert sont appliquées pour la discussion et la décision.
e.) Les étapes b, c et d seront répétées jusqu'à ce que les délégués soient prêts à voter sur la motion originale du comité telle que modifiée, ou jusqu'à ce que le rapport soit autrement traité.
L'étape 4 aborde les amendements et les motions. Elle permet aux participants de présenter leurs idées et aux délégués d'indiquer s'ils souhaitent en débattre. Elle témoigne du respect porté à chaque individu et à la communauté. Le retour à la procédure habituelle offre un cadre rassurant pour la prise de décision.
Étape 5. Reconnaissance de la participation. Une fois la réponse spéciale terminée, le modérateur s'adressera à l'assemblée des délégués en abordant les points suivants :
a.) Résumer la conclusion.
b.) Apprécier le processus, la préparation et l’investissement de tous ceux qui ont participé.
c) S’encourager mutuellement à prendre soin les uns des autres. Autrement dit, l’animateur nous rappellera nos liens et nos responsabilités constantes en tant que communauté de foi.
REMARQUE : Une alternative à la procédure décrite ci-dessus pour le traitement de la question au cours de la deuxième année pourrait être la méthode de discernement proposée dans le document de la Conférence annuelle de 2007 intitulé « Gérer les affaires de l’Église ». Cette méthode pourrait être combinée avec une approche consensuelle. Le temps et les ressources disponibles peuvent influencer la procédure utilisée.
Cadre de conversation
A.) L’objectif d’un cadre est d’avoir une conversation transparente dans son processus et large dans son invitation, favorisant un esprit d’ouverture, promouvant la communauté plutôt que l’uniformité, et la compréhension plutôt que le débat.
B.) Voici les éléments clés du cadre de conversation, en précisant la fonction prévue de chaque élément et en encourageant la forme à s'étendre à partir du travail de chaque comité.
a) Accueillez chaleureusement les participants et témoignez-leur votre reconnaissance, en reconnaissant la diversité des opinions. Affirmez également l'unité du corps du Christ.
b.) Orientation scripturaire — Fournir une orientation scripturaire qui nous appelle à fonder nos conversations, notre raisonnement moral et nos actions sur la nouvelle alliance du Christ telle que révélée dans le Nouveau Testament.
c) Importance de la prière — Commencez la conversation par la prière. Par la prière, invitez et affirmez la présence de Dieu afin de recentrer la conversation sur sa volonté pour nous et pour l'Église.
d) Introduction — Il convient de contextualiser la conversation en présentant le processus et la question initiale. Cette introduction doit inclure les actions menées lors de la conférence annuelle, les documents élaborés par le comité d’étude, tout précédent pertinent et un aperçu du processus proposé.
e) Concevoir des questions pour la conversation — Le cadre de conversation comprend des questions conçues pour susciter la discussion, encourager la compréhension et permettre un partage ouvert et honnête. Par exemple :
i. La première question lance le processus en invitant les participants à répondre à une question à laquelle chacun a une réponse. Elle instaure un climat de confiance et ouvre la voie à des échanges plus approfondis par la suite. Par exemple : Que pensez-vous de cette question ?
ii. Les deuxième et troisième questions (et d'autres si nécessaire) permettent de faire émerger les différents points de vue concernant la question. Il est essentiel de poser des questions reflétant tous les aspects du problème afin de maintenir un équilibre. Chaque question devrait susciter un partage personnel et encourager le récit d'histoires et d'expériences. Par exemple : Avez-vous des anecdotes positives à partager concernant ______ ? Avez-vous des anecdotes négatives à partager concernant _____ ? Quelle a été votre expérience avec _____ ? Quelles sont vos craintes concernant _____ ? Quelles sont vos craintes concernant la question ______ ?
iii. La quatrième question encourage la compréhension mutuelle et l'empathie envers l'opinion d'autrui. Par exemple : Pouvez-vous imaginer pourquoi une personne croyante pourrait avoir une opinion différente à propos de _____ ? Si oui, quelle serait-elle ?
iv. La cinquième question offre aux participants l’occasion d’affirmer leur individualité au sein de l’unité de l’Église. Par exemple : Comment pouvons-nous respecter les différentes opinions et convictions tout en préservant l’unité du corps ?
f) Conclusion — Concluez par un résumé, valorisez la participation de chacun et présentez les prochaines étapes afin de favoriser l’adhésion au processus. Terminez la discussion par un passage biblique, un moment de recueillement et une prière.
C.) Le cadre devrait être mis à disposition sur plusieurs supports (écrit, web, etc.).
Annexe A
Conférence annuelle de l'Église des Frères
Cadre de conversation — Plan
I. Bienvenue
II. Écriture — 1 Corinthiens 12:12-27
III. Prière pour un esprit de compréhension
IV. Introduction
L’objectif de ces auditions est de favoriser un dialogue constructif, axé sur la compréhension plutôt que sur la polémique. La discussion d’aujourd’hui s’inscrit parmi de nombreuses autres menées dans le cadre d’un processus de discernement continu au sein de l’assemblée. Nous vous invitons à y participer.
V. Questions pour la conversation
1.) Qu'entendez-vous à propos de cette requête ?
2.) Avez-vous des histoires ou des expériences positives à partager qui pourraient nous aider à mieux comprendre le problème ?
3.) Qu’est-ce qui vous inquiète ou vous réjouit dans le fait que notre église examine cette question ?
4.) Avez-vous des anecdotes ou des expériences négatives à partager concernant le sujet de cette question ?
5) Pouvez-vous imaginer pourquoi certaines personnes pourraient avoir des points de vue différents sur cette question ? Si oui, quels seraient-ils ?
6.) Comment pouvons-nous reconnaître les différentes perspectives tout en maintenant l'unité au sein du corps ?
IV. Clôture
Écoutons à nouveau ces paroles de Paul, adressées à la communauté de Corinthe. (Lire 1 Corinthiens 12:12-27)
Moment de silence
Prière de clôture
Annexe B
Lignes directrices à l'intention des animateurs du cadre de conversation
Le rôle du facilitateur consiste à :
A.) Créer un environnement propice à une bonne discussion
B) Maintenir le groupe concentré sur sa tâche, tout en faisant preuve d'une certaine flexibilité
C.) Garantir l'égalité d'accès à la participation pour tous les membres du groupe
D) Orienter la discussion afin d'optimiser le temps disponible
1) Instaurez un climat détendu mais constructif pour la discussion. Soyez clair sur l'objectif, l'esprit et le déroulement de la réunion. Précisez votre rôle : vous êtes un guide, et non un participant. (Efforcez-vous de vous abstenir de tout commentaire ou expression d'accord ou de désaccord avec les propos tenus.)
2) Félicitez les participants lorsqu'ils prennent la parole : cela encourage la participation de tous. Veillez à ce qu'une ou deux personnes ne monopolisent pas la discussion ; invitez explicitement les personnes qui n'ont pas encore beaucoup parlé à s'exprimer (« J'aimerais entendre l'avis de ceux d'entre vous qui ne se sont pas encore exprimés »).
3) Posez des questions de clarification pour aider les participants à développer leurs propos. Encouragez-les à s'interroger mutuellement pour une meilleure compréhension. Reformuler ou paraphraser brièvement après l'intervention d'une personne peut également s'avérer utile.
4.) Lorsque vous passez d'une question à l'autre, résumez très brièvement les commentaires ou les thèmes qui sont apparus lors de la discussion des questions que vous venez de terminer.
5.) Lorsque la conversation s'éloigne du sujet, ramenez-la à la question posée.
6) Encouragez l'expression de tous les points de vue. Considérez les désaccords comme normaux et sains, et non comme une menace. Encouragez le respect mutuel malgré les désaccords.
7.) Surveillez le temps et essayez de faire en sorte que le groupe ait l'occasion de parler de toutes les questions.
(Les directives de l'animateur ont été fournies par Bob Gross du ministère de la réconciliation de l'Église des Frères.)
Annexe C
Cadre de conversation – Formulaire de réflexion de l’animateur
(Ce formulaire peut également être rempli immédiatement après l'audience et envoyé en ligne sur la page de la Conférence annuelle du site Web de l'Église des Frères, cms.brethren.org)
Nom de la requête de réponse spéciale ________________
Animateur ________________
Lieu de l'événement ________________
Date de l'événement ________________
Nombre approximatif de personnes présentes : ________________
Description des personnes présentes (âge, sexe, etc.) :
Réflexions générales :
Note : La révision ci-dessus du « Cadre structurel pour traiter les questions fortement controversées » a été reçue et approuvée par le Comité permanent de 2008, avec la recommandation qu'elle soit adoptée par la Conférence annuelle de 2009.
Décisions de la conférence annuelle de 2009
Le document révisé, intitulé « Cadre structurel pour le traitement des questions fortement controversées », a été approuvé par les délégués à la Conférence, avec l'ajout d'un amendement figurant dans le texte ci-dessus. Cette décision remplace le document précédent sur le traitement des questions controversées, adopté par la Conférence annuelle de 1988.
