Une coalition interreligieuse de chefs religieux a lancé une nouvelle campagne pour inciter les décideurs politiques à maintenir un engagement fort des États-Unis envers les programmes de lutte contre la pauvreté, tant au niveau national qu'international. Ce groupe comprend notamment Stan Noffsinger, secrétaire général de l'Église des Frères.
Pour lancer la campagne, les dirigeants ont envoyé cette semaine des lettres au président Obama, au chef de la majorité au Sénat, Harry Reid, au chef de la minorité au Sénat, Mitch McConnell, au président de la Chambre des représentants, John Boehner, et à la chef de la minorité à la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, déclarant que « les personnes qui bénéficient des programmes gouvernementaux – les pauvres, les malades et les affamés, les personnes âgées, les enfants et les personnes handicapées – ne devraient pas supporter le poids des coupes budgétaires. »
La coalition craint que l'administration et le Congrès ne mettent en œuvre un accord budgétaire qui imposera un fardeau excessif aux pauvres « tout en protégeant les plus riches de tout sacrifice supplémentaire »
Plus de 25 responsables de communions et d'organisations religieuses nationales participent à cette initiative. L'annonce de la campagne a mis en vedette des dirigeants du Conseil national des Églises, du Service mondial des Églises, de l'Église presbytérienne (États-Unis), du Conseil juif pour les affaires publiques, de la Conférence des dirigeantes des religieuses et de la Société islamique d'Amérique du Nord.
Cette campagne de plaidoyer de 18 mois incitera le Congrès et l'Administration à exempter de toute réduction budgétaire les programmes d'aide aux familles et aux enfants vulnérables, aux États-Unis comme à l'étranger. Elle prévoit notamment une veillée de prière quotidienne sur la pelouse de l'Église méthodiste unie à Washington, près du Capitole. Animée chaque jour à 12h30 (heure de l'Est) par une organisation religieuse différente, cette veillée se poursuivra pendant toute la durée des négociations budgétaires.
Les lettres des chefs religieux indiquent clairement que les groupes religieux seraient incapables de compenser le manque de financement si le gouvernement réduisait ou supprimait davantage les programmes d'aide. Ils avertissent que, sans un engagement fédéral durable envers les programmes d'aide gérés par l'État fédéral et les États, les organisations religieuses et les lieux de culte, malgré tous leurs efforts, ne peuvent constituer le seul soutien aux personnes les plus vulnérables du pays.
(Cet article est un extrait d'un communiqué de presse du Conseil national des Églises. Pour en savoir plus, consultez le site www.ncccusa.org/news/110714budgetcoalition.html .)