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Un panel explore comment les traumatismes collectifs affectent l'Église

Par Anna Lisa Gross

Après une journée de travail intense – tant par ses thèmes que par sa complexité –, 90 personnes se sont réunies pour le dîner du Caucus des femmes afin d'explorer l'impact des traumatismes collectifs sur l'Église des Frères. Le chant du negro spiritual « There Is More Love » a ancré l'assemblée dans la présence guérissante de Dieu.

Un panel a exploré le traumatisme collectif sous quatre angles.

Denise Ketting-Lane, professeure au séminaire Bethany, a présenté une définition fondamentale du traumatisme. Elle a abordé la persécution des anabaptistes en Europe, ainsi que les expériences traumatiques des premiers immigrants frères aux États-Unis.

Parmi les intervenantes au dîner du Caucus des femmes figuraient (de gauche à droite) Lindsay Wenger, Jennifer Keeney-Scarr, Laura Stone et Denise Kettering-Lane. Photo : Donna Parcell

Laura Stone, ministre exécutive de district et directrice spirituelle, a élaboré un cadre théologique pour le traumatisme. Elle y distingue l'expérience apocalyptique d'un événement tel que la mort de Jésus le vendredi, le témoignage de l'Esprit Saint dans l'attente du samedi et notre tendance à nous précipiter vers le soulagement du dimanche. Elle nous invite à reconnaître la présence de l'Esprit Saint à nos côtés, même au cœur de l'épreuve du samedi, et à ne pas exiger des personnes traumatisées qu'elles donnent à leur situation une signification qui ne lui est pas propre.

La pasteure Jennifer Keeney-Scarr a abordé le thème de la prédication tenant compte des traumatismes, soulignant que chaque membre de la congrégation vit avec un traumatisme. Il arrive que le pasteur et l'assemblée traversent le même événement traumatique (une catastrophe naturelle, par exemple), mais le traumatisme de chacun est unique. Les pasteurs peuvent choisir avec soin leurs mots, leurs sons et leurs illustrations lors des sermons et des cultes afin de créer un climat de sécurité propice à la prière.

Lindsay Wenger, responsable de sa congrégation et de son district, a partagé avec sincérité, vulnérabilité et courage son cheminement vers la prise de conscience et, finalement, la paix intérieure avec son homosexualité. Elle a évoqué son rôle de guide au sein de sa congrégation et de son district lors des départs de plusieurs paroisses, motivés par leurs convictions sur la sexualité. Elle a également parlé de la souffrance vécue par sa propre congrégation dans le cadre du processus d'inclusion.

L'assemblée a accueilli cette sagesse et ces récits dans la prière et la gratitude, attendant avec impatience la session de formation de samedi avec le même panel, se tournant désormais vers les ressources communautaires pour guérir les traumatismes collectifs.

Les recommandations de livres incluent

  • La torture et l'Eucharistie par William T. Cavanaugh
  • Esprit et traumatisme : une théologie du maintien de l'être, par Shelly Rambo
  • Terrain fracturé par Kimberly Wagner

— Anna Lisa Gross est pasteure à l'église Beacon Heights Church of the Brethren à Fort Wayne, dans l'Indiana.

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