
La secrétaire générale adjointe Mary Jo Flory-Steury (à la tribune) s'adresse aux délégués de la Conférence annuelle lors de leurs délibérations sur la révision de la politique de direction ministérielle. Sur grand écran apparaît la motion d'adoption du document, qui a été adoptée à la majorité des deux tiers.
La révision de l'organisation du leadership ministériel a été adoptée aujourd'hui par la Conférence annuelle, obtenant la majorité des deux tiers requise. Son adoption entraînera plusieurs changements en vigueur en janvier 2015.
Parmi ces changements figure la création d'une nouvelle catégorie de ministère spécifique : le ministre mandaté. Ces ministres seront appelés, formés et mandatés pour servir une congrégation ou un ministère particulier. La formation requise étant moins rigoureuse que celle d'un ministre ordonné, cette formule devrait constituer une solution intéressante pour les responsables de petites congrégations qui n'ont ni le temps ni les moyens financiers de suivre une formation en séminaire.
Une autre modification apportée par ce document à l'organisation existante concerne les directives plus détaillées relatives à la participation communautaire tout au long du parcours, de la formation et de la vie professionnelle d'un ministre du culte. Ces directives décrivent notamment le rôle des mentors, des petits groupes de soutien aux ministres agréés et des groupes de pairs réguliers, appelés groupes de cohorte, pour le clergé ordonné.
L'un des objectifs de ce document est d'harmoniser les critères d'accréditation entre les districts. Toutefois, une certaine flexibilité est également prévue. Par exemple, la catégorie d'orateur laïc n'est plus une fonction officielle au sein de la dénomination, et ce depuis la dernière révision de l'organisation ministérielle. Cependant, les districts peuvent décider de continuer à mentionner des orateurs laïcs. En revanche, ces noms ne figureront plus dans les registres de la dénomination.
La longueur et la complexité du document ont posé des difficultés à certains délégués, notamment ceux qui ne connaissaient pas le processus d'agrément ministériel actuellement en vigueur. La question de l'agrément a fait l'objet de nombreuses discussions. Ce document fixe une limite de validité de 10 ans pour l'agrément. Un intervenant a utilisé une métaphore comparant l'agrément à un couloir, et non à une destination, suggérant ainsi qu'un ministre agréé devrait être encouragé à achever sa formation.
Ce document a été élaboré pendant environ sept ans. En 2012, il a été présenté à la Conférence annuelle pour une première lecture. L'année dernière, il a été soumis à l'adoption, mais la Conférence annuelle l'a renvoyé au Conseil de la mission et du ministère avec pour instruction de prendre en compte les préoccupations soulevées par le Comité permanent des délégués de district. Ces préoccupations portaient sur plusieurs points, notamment la nécessité d'aborder la question du ministère non salarié pluriel, de dialoguer avec les responsables de congrégations ethniquement diverses afin de tenir compte de l'impact du document sur les ministres dans leur contexte, et d'ajuster les exigences relatives aux cohortes d'appel. Les révisions tenant compte de ces suggestions ont été intégrées au document.
Parmi les membres du personnel et les comités ayant participé à la révision, on compte la secrétaire générale adjointe Mary Jo Flory-Steury et Dana Cassell, en collaboration avec le Conseil consultatif du ministère. Des contributions ont été recueillies auprès de plusieurs groupes, dont le Conseil des exécutifs de district et le Conseil de la mission et du ministère.
Vous trouverez le document tel que présenté et adopté par la Conférence annuelle à l'adresse www.brethren.org/ac/2014/documents/business-items/2014-ub1-revision-to-ministerial-leadership-polity.pdf .
— Ce reportage a été fourni par Frances Townsend.