Vivre simplement | 31 mars 2016

Souper du dimanche

Ah, les dimanches ! Mes souvenirs d'enfance, les dimanches matin, sont remplis de robes à fleurs et de collants blancs, de gribouillages dans le bulletin paroissial pendant le sermon de mon grand-père, et de ma mère qui m'apprenait à chanter les parties d'alto du recueil de cantiques. Mais je dois vous avouer que ce que je préférais le dimanche, c'était rentrer à la maison et humer les délicieuses odeurs des plats mijotés ou cuits au four par maman avant notre départ.

Les arômes étaient délicieux, mais plus encore que la nourriture, je me souviens de la joie de voir mes proches réunis autour de la table. La plupart des dimanches, il n'y avait que ma famille proche, mais il n'était pas rare d'inviter des gens à dîner pendant le temps de partage ou après l'office. Le dimanche était aussi l'occasion de fêter régulièrement les anniversaires et les fêtes avec les cousins, les tantes et les oncles, car c'était un jour consacré à la prière, à la famille et aux bons repas.

Mes dimanches sont un peu différents ces temps-ci : j’ai depuis longtemps abandonné les collants blancs, mon grand-père est à la retraite et maintenant je chante la partie d’alto toute seule. Pourtant, l’idée de préparer le dîner du dimanche m’est revenue récemment. Il y a quelques mois, j’ai eu une illumination : j’ai compris toute la subtilité du rôti. En effet, si l’on prévoit un repas pour plus de monde, on aura toujours de quoi inviter des convives à se joindre au festin.

C'est vraiment magnifique. Le rôti du dimanche offre la liberté d'être spontané, de nouer de nouvelles relations et de retrouver de vieux amis. C'est l'occasion de pratiquer une hospitalité proactive. C'est aussi pratique, car un grand rôti demande une préparation très rapide et simple, et la cuisson lente au four permet une caramélisation parfaite, pour un résultat savoureux et mijoté.

Quand je repense à ces dimanches simples passés à partager un repas avec mes proches après la messe, je ne peux m'empêcher de me demander pourquoi cette tradition semble aujourd'hui désuète, alors qu'elle incarne si bien ce que devraient être les dimanches. Peut-on retrouver cette richesse en se levant une heure plus tôt pour préchauffer le four ? En préparant un repas pour ma communauté paroissiale ? Je n'en suis pas certaine, mais je suis convaincue que ma mère avait perçu quelque chose de précieux dans sa façon d'organiser les repas, et qu'elle m'a transmis un sentiment que je ressens encore profondément lorsque je dresse ma propre table pour le dîner du dimanche.


Restes!

Si vous décidez de rôtir une dinde ce dimanche, voici des idées de repas pour toute la semaine avec vos restes — et n'oubliez pas de les utiliser aussi pour les déjeuners !

  • Dinde rôtie, purée de pommes de terre, haricots verts, biscuits.
  • Tacos à la dinde, aux poivrons et aux oignons, servis avec du riz espagnol.
  • Gratin de dinde et brocolis, servi avec des fruits.
  • Tourte à la dinde, servie avec une simple salade verte.
  • Pâtes penne à la dinde, tomates séchées, épinards et sauce crémeuse à l'ail.
  • Sauté de dinde, poivrons, oignons, ail et haricots verts assaisonné de sauce soja et d'huile de sésame, servi sur du riz.
  • Soupe de pommes de terre à la dinde, servie avec du pain croustillant et de la salade.

Amanda J. Garcia est une rédactrice indépendante qui vit à Elgin, dans l'Illinois. Retrouvez-la en ligne sur instagram.com/mandyjgarcia