Message de l'éditeur | 15 avril 2025

gardienne d'âme

Coucher de soleil derrière l'aile d'un avion, avec des lumières en dessous
Photo de Wendy McFadden

Pour plusieurs raisons, je ne dors plus aussi bien qu'avant. Compter les moutons n'a jamais fonctionné pour moi (c'est comme compter, non ?), mais j'ai enfin trouvé une technique qui apaise mon esprit agité.

Le principe est de nommer les États par ordre alphabétique. C'est répétitif, mais plus laborieux que d'imaginer des moutons. Quand on doit choisir parmi 50 États, on n'a pas le temps de réfléchir.

Il s'avère que 16 États américains, soit près d'un tiers, commencent par M ou N. Autant dire que vous risquez de vous endormir avant d'arriver en Ohio. Si vous atteignez le Wyoming, retournez directement en Alabama.

J'ai tellement pratiqué cet exercice que j'y ai ajouté une variante : essayer de penser à quelqu'un que je connais dans chaque État. Cela représente beaucoup de personnes et d'endroits, alors parfois je dois me contenter d'un ami qui y est allé. C'est un effort mental, certes, mais apparemment du genre soporifique.

J'aime le fait que la Louisiane me rappelle une personne rencontrée l'an dernier à la conférence annuelle et que le Vermont me fasse penser à une amie de fac devenue assistante de rédaction au Messenger . J'ai vécu dans certains États, et j'en ai visité d'autres pour le travail ou les vacances. Sans oublier qu'il y a deux États que je n'ai pas encore visités.

Un autre avantage des États par rapport aux moutons : cet exercice invite à contempler différentes régions du pays. Le regard peut se porter en harmonie avec la nature, la carte n’étant ni striée de couleurs ni jonchée d’avertissements concernant des tornades ou des incendies. Chaque État est plutôt évoqué par son voisin, par ordre alphabétique ou géographique.

La Bible dit peu de choses sur l'importance d'une bonne nuit de sommeil. En réalité, elle insiste bien davantage sur la nécessité de rester éveillé. Quand faut-il se reposer, pourrait-on se demander, et quand faut-il être vigilant ?

« Je prie le Seigneur de veiller sur mon âme », disait la prière du soir des enfants il y a trois siècles. Que nous dormions ou que nous soyons en alerte maximale, assurons-nous que nos âmes soient protégées par Celui qui prend soin de nous. « À quoi sert-il à un homme de gagner le monde entier, s’il perd son âme ? » (Marc 8.36).

Wendy McFadden est éditrice chez Brethren Press et directrice exécutive de la communication de l'Église des Frères.